Le parc national de Pendjari : vers une nouvelle vie ?

Le parc national de Pendjari : vers une nouvelle vie ?

19 nov. 2019

Méconnu de la plupart des voyageurs, le parc de Pendjari est pourtant un véritable concentré de vie sauvage. Situé au Bénin, il renferme une faune et une flore exceptionnelle. Mais entre le braconnage, la déforestation et la négligence politique, ce parc national se veut fragilisé. Pour lui redonner un second souffle, le gouvernement béninois s’est engagé à le protéger avec l’appui d’African Parks et l’aide de la National Geographic Society et de la Wyss Foundation. Décryptage de ce programme de préservation !

L’incroyable biodiversité du parc de Pendjari

Situé dans le nord-ouest du Bénin, le parc national de Pendjari couvre une superficie de près de 4800km² et s’étend sur le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. Il fait partie de l’un des trois parcs du complexe transnational WAP (W-Arly-Pendjari) et est réputé comme le dernier grand sanctuaire de vis sauvage d’Afrique de l’Ouest. Forcément, il abrite de nombreuses espèces végétales et animales. Parmi elles, on peut citer l’animal le plus rapide au monde : le guépard. Il est d’ailleurs devenu l’emblème officiel du parc. Mais ce n’est pas tout, on peut aussi y observer hippopotames, hyènes, lycaons, chacals, antilopes, buffles, éléphants, quelques groupes de lions, crocodiles et autres reptiles… Sans oublier plus de 400 espèces d’oiseaux ! Vous l’avez compris, le parc national de Pendjari est un écosystème à lui-seul.

    Le parc national de Pendjari : vers une nouvelle vie ?  

Un écosystème encore menacé…

Si le parc abrite d’incroyables animaux et de sublimes espèces végétales, il a longtemps souffert d’une négligence politique et économique. Quasi abandonné, le parc a été l’ancien terrain de chasse pendant la colonisation et continue de subir le braconnage, l’abattage du bois pour répondre à une pression démographique constante et l’érosion exponentielle de ses ressources. Résultat ? Les conséquences sur la faune et la flore sont déplorables et certaines espèces ont vu leur population se réduire considérablement.

Objectif : réhabiliter et sécuriser le parc !

Pour inverser la tendance et donner une chance aux espèces du parc de se reconstruire, le Bénin s’engage à réhabiliter le sanctuaire. En mai 2017, le gouvernement passe un contrat d’affermage avec la célèbre ONG African Parks que l’on connaît pour son incroyable travail de protection des parcs africains. A leurs côtés, s’ajoutent le soutien de la National Geographic Society et de la Wyss Foundation. Un mandat de gestion signé pour dix ans dont le coût total s’élève à 23 millions de dollars (soit 15,6 milliards de F CFA).

Le programme de préservation s’articule autour de quatre points : la conservation de la biodiversité, les recherches scientifiques, le développement des infrastructures et la sécurité des lieux. Autrement dit, le but est d’accroître le nombre des espèces du parc tout en instaurant une politique de gestion du parc qui favorise les communautés locales. Côté tourisme, le projet devrait permettre d’attirer plus de visiteurs en proposant des safaris contrôlés et respectueux de tous.

  Le parc national de Pendjari : vers une nouvelle vie ?  

Des actions concrètes ont déjà été mises en place comme le déploiement de nombreux rangers et la création d’une brigade de force contre la chasse illégale, la création d’un cadre juridique plus strict, la création d’un programme d’éducation et de sensibilisation auprès des écoles, l’utilisation de colliers  satellites pur recenser les espèces et mieux les comprendre…

Avec l’annonce de ce programme, le président béninois espère doubler la population animale du parc et créer 100 000 emplois pour la décennie à venir. Et pour contribuer au développement du parc, il entendrait attirer près d’un million de touristes pour l’année 2021 ! Une chose est sûre, on ne peut que souhaiter longue vie au parc national de Pendjari…

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Florine Dergelet

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